Portrait de Vincent Tamisier

Vincent Tamisier

Du sang sur les ronces à un million généré : ce qui forge un homme se lit rarement sur un CV.

Ce qui me définit

Haut Potentiel · Hypersensible · Entrepreneur · Fédérateur · Connecteur · Super-communicant · Créateur · Audacieux · Résilient · Altruiste · Voyageur · Expatrié · Citoyen du Monde · Créateur de communautés · Éternel curieux

𝐏𝐎𝐔𝐑𝐐𝐔𝐎𝐈 𝐂𝐄𝐓𝐓𝐄 𝐁𝐈𝐎𝐆𝐑𝐀𝐏𝐇𝐈𝐄

Une présentation au-delà des compétences : comprendre pourquoi je fais les choses.

Cette biographie n’a pas pour objectif de simplement présenter ce que je fais, mes compétences ou mes réussites.

Elle a pour objectif d’expliquer pourquoi je fais les choses.

Autrement dit : montrer qui je suis à l’intérieur, ce qui m’a construit, les expériences qui m’ont façonné, mes valeurs, mes choix et ce qui donne du sens à ce que je fais aujourd’hui.

Lorsque deux personnes se rencontrent, l’une des premières questions est souvent :

« Qu’est-ce que tu fais dans la vie ? »

Pour moi, cette question ne suffit pas.

Savoir ce qu’une personne fait, sans comprendre qui elle est et pourquoi elle le fait, donne une vision très incomplète de cette personne.

On peut connaître son métier, ses compétences, son entreprise, ses réussites ou ses résultats sans réellement savoir à qui on a affaire.

Et c’est précisément ce qui m’intéresse.

Comprendre l’origine du « pourquoi » d’une personne permet de comprendre ses choix, ses réactions, ses valeurs et ce qui la fait avancer.

Parce qu’au bout du compte, derrière les compétences, les projets et les résultats, il reste une question essentielle :

« Est-ce que je sais réellement qui est cette personne… et est-ce que je peux lui faire confiance ? »

Cette biographie est donc une manière de répondre à cette question autrement qu’avec un CV.

Elle raconte d’où je viens, ce qui m’a construit, pourquoi je fais ce que je fais et, surtout, qui je suis lorsque l’on va au-delà de ce que je fais.


Chapitre I

RONCES ET ASSIETTES

BD chapitre 1

Mes grands-parents étaient paysans. Ils sont partis de rien et ils ont fini avec 30 hectares de vigne et une vingtaine de maisons. Chez eux, on ne discutait pas du travail. On le faisait.

J'ai passé 2 mois non-stop à travailler chez eux. Je commençais quand il commençait à faire jour et je m'arrêtais quand il commençait à faire nuit. 10 heures, parfois 11, tous les jours.

Et j'y allais de mon plein gré, pendant mes vacances. Ce que je faisais là-bas n'avait rien de tranquille. J'arrachais l'herbe à la main dans des hautes herbes, avec les gants. J'ai taillé les vignes. Je m'occupais des bêtes, je nettoyais les cages, je ramassais le fumier. J'ai aussi fait de la peinture, et ça, c'était le travail le plus agréable, mais c'était plus tard, quand j'ai continué à venir les aider.

Le plus dur, c'était les ronces dans les pyracanthas. Il faut comprendre ce que c'est. Les ronces, ce sont des épines de 5 à 10 millimètres. Les pyracanthas, ce sont des épines de 20 millimètres.

Et il fallait aller chercher les ronces à l'intérieur, à la main. J'avais 3 paires de gants et j'en détruisais une toutes les heures. Je ressortais les mains en sang, les bras écorchés, tous les jours. Et ce n'était pas une haie de quelques mètres : 50 mètres de long. Physiquement, c'était dur.

Psychologiquement, c'était pire. Quand vous avez 14 ans, que vous êtes au milieu d'une haie de 50 mètres, que vous saignez et qu'il reste 40 mètres, tenir relève d'autre chose que de la force. C'est là que s'est créée ma volonté.

La plonge du mariage Mon père m'a emmené travailler avec lui en cuisine, pour un mariage. Ce n'était pas le même été que les pyracanthas, c'était après. Il y avait des bacs de plonge professionnels, immenses.

Mais il n'y avait pas que ça : des poêles professionnelles énormes, des casseroles, des marmites immenses, une tonne de piles d'acier. Entre l'entrée, le plat et le dessert, il y avait plus de 200 assiettes à nettoyer, sans compter les assiettes de présentation.

J'en ai nettoyé 2 gros bacs remplis — pas 2 assiettes, 2 bacs entiers. Et cela après environ 1 heure de travail, dans la sueur, avec la chaleur permanente des cuisines. J'étais fier de moi et je suis allé le dire à mon père. Il m'a regardé et il m'a répondu : « Vincent, ferme-la. Il y en a encore plein. Bosse et tais-toi. »

À 15 ou 16 ans, devant cette montagne de vaisselle, ce n'était pas évident à entendre. Avec le recul, je sais que ce jour-là m'a forgé. Ce que j'en retiens Il y a une forme de patience qui ne s'apprend qu'au milieu de quelque chose de trop long.

Et il y a une gratitude, et une vraie fierté, à avoir traversé ces moments-là : c'est ce qui me permet de savoir qui je suis, d'où je viens et où je vais. « Se féliciter de 2 assiettes quand il en reste 198 n'avance à rien. Ce qui compte, ce n'est pas d'avoir commencé, c'est d'aller au bout. »

La morale

La vraie volonté se forge non pas en commençant, mais en tenant jusqu'au bout quand tout saigne encore.

Chapitre II

UN OUI IMPROBABLE

BD chapitre 2

Pendant des années, j'ai répété que les Français ne se bougeaient pas, qu'ils n'avaient pas confiance en eux, que tout le monde se plaignait sans rien faire.

Et un jour, je me suis arrêté net. Ces gens-là font leur choix, me suis-je dit. C'est leur droit le plus strict. Le problème, ce n'était pas eux. C'était moi. Je ne correspondais pas à cet environnement, et je restais quand même.

Fin octobre 2013, un homme rencontré lors de mes soirées m'écrit : « Vincent, I'm in Krakow, in Poland. I invite you to see if you are cool to come. » Et il faut le dire comme c'était : ce n'était pas une simple invitation, c'était un défi, posé avec une pointe d'arrogance. Je l'ai pris en rigolant. Évidemment que je viens. 1 heure après, mon billet d'avion était pris.

Et j'y suis allé avec un ami. Ce qui me saisit là-bas, ce n'est pas la ville. C'est que chaque femme à qui je propose un rendez-vous vient réellement. 5 rendez-vous en 5 jours, et toutes sont venues. Elles étaient fiables. C'est exactement ce qui me manquait en France : des gens qui font ce qu'ils disent. Et c'était une autre manière d'entrer en contact. Pas de séduction. On discutait comme si on était des amis. On prenait le temps d'apprendre à se connaître, sans mettre de pression.

Ça me correspondait beaucoup plus : le temps est ce qui crée la valeur, la conscience, et le plaisir de construire quelque chose d'authentique. Une banquière, une ingénieure : elles travaillaient 8 heures par jour, prenaient encore 1 heure à 1 heure et demie de cours d'anglais le soir pour pouvoir partir ailleurs et continuer à se construire — et elles arrivaient au rendez-vous avec le sourire. Mais je ne suis pas parti sur un coup de tête. 2014 a été une année de transition.

J'ai d'abord réglé la situation d'une société qui s'était écroulée. J'ai travaillé à côté pour faire rentrer de l'argent. J'ai passé 2 mois en Pologne en mai et juin, je suis revenu, j'ai rempli la caisse, et je suis parti en octobre-novembre. J'ai mis 1 an à faire les choses vraiment. Ce n'est pas passé en claquant des doigts.

Avant mon départ, ma meilleure amie m'a dit : « Tu es la personne la plus sociable que je connaisse de toute ma vie. Comment vas-tu faire, en Pologne, sans famille, sans amis, sans personne ? » Je lui ai répondu que c'était précisément ce dont j'avais besoin.

Ce que j'en retiens On ne change pas le monde. On change son monde. Et le jour où l'on cesse de reprocher aux autres de ne pas bouger, on découvre que c'est à soi de partir — et de prendre la responsabilité de se remettre en question.

La morale

Cesser de blâmer les autres, c'est le jour où l'on comprend que partir est sa propre responsabilité.

Chapitre III

NUMÉRO UN FRANÇAIS

BD chapitre 3

Je suis devenu numéro un français du parrainage de banques en ligne : 850 comptes ouverts et 100 000 euros de primes pour moi. Et le chiffre que je veux donner, celui qui dit la vraie dimension de la chose : 1 MILLION D'EUROS J'ai généré 1 million d'euros de primes de parrainage avec l'ensemble de mes élèves.

Cette activité m'a rapporté 1 250 euros nets tous les mois, sans une seule exception, pendant 6 ans et demi, pour une demi-heure de travail par semaine. Sur 4 à 5 semaines, cela fait 2 heures à 2 heures 30 par mois. C'est ce qu'on appelle une muse : un revenu qui tient tout seul et qui libère le temps.

Et c'est ce temps-là qui m'a permis de créer des formations et de mener d'autres activités en même temps. C'est aussi là que j'ai construit mon storytelling professionnel. Autour de cette activité : une formation suivie par 180 élèves, un groupe Facebook de 15 000 personnes que j'ai animé pendant 3 à 4 ans, plus de 800 vidéos diffusées, plus de 200 interviews accordées, 3 tours de France et 20 conférences publiques à travers la France entière.

Mais ma fierté n'est pas l'argent. Ma fierté, c'est ce que ça a produit chez les gens. J'aidais des personnes à sortir du métro-boulot-dodo, à commencer à travailler pour elles, à prendre confiance en elles, à apprendre des compétences, à être fières de qui elles étaient et à choisir ce qu'elles voulaient faire. Je leur permettais aussi de travailler moins, et de passer plus de temps avec ceux qui comptaient pour elles.

Et les résultats allaient de tout en bas à tout en haut de l'échelle : simplement finir les fins de mois avec la famille, parce que ce n'était pas évident pour eux — jusqu'à démarrer des projets immobiliers, s'acheter une voiture, emmener les enfants dans des parcs d'attractions, faire des voyages à travers le monde, ou se reconvertir dans un nouveau métier.

Pour moi : je suis devenu leader de mon marché, je travaillais d'où je voulais, quand je voulais, avec qui je voulais. J'ai appris des compétences. J'ai eu de la reconnaissance. Toutes ces choses-là m'ont montré à quel point je pouvais être heureux de ce que j'avais créé.

Et il y a un détail que je trouve très drôle, et qui dit tout de ce que j'ai construit : Mes meilleurs concurrents, c'étaient mes propres élèves. Ou les élèves de mes élèves. C'est là aussi que j'ai montré comment on transforme la dualité en complémentarité, en changeant les concurrents en partenaires.

Ce que j'en retiens Le vrai résultat d'un métier ne se lit pas sur son compte en banque, mais sur ce que les gens qu'on a formés font de leur vie. Et quand vos meilleurs concurrents sont vos propres élèves, c'est que vous avez réussi.

La morale

Le vrai succès se mesure à ce que vos élèves font de leur vie, pas à ce que votre compte affiche.

Chapitre IV

TOMBER, REFUSER, TRANSMETTRE

BD chapitre 4

Tout n'a pas été simple. J'ai traversé des situations très difficiles avec des pervers narcissiques, qui ont touché une centaine d'élèves sur le plan de la crédibilité. Et j'ai perdu mon groupe Facebook de 15 000 personnes du jour au lendemain.

L'administratrice était ma partenaire. J'avais perdu confiance en elle. Elle m'a viré de mon propre groupe. Du jour au lendemain, il a fallu tout recréer. Alors je suis parti en Géorgie. J'ai acheté un coaching à 5 000 euros, je suis allé voir ce coach, et j'ai tout remis en place de A à Z — sans répéter les mêmes erreurs.

Au bout d'1 an, tout était recréé. Avec 80 élèves de plus. Et je gagnais plus d'argent en me prenant moins la tête. Les 500 000 euros refusés C'est au moment où j'ai arrêté avec ma partenaire que j'aurais pu gagner beaucoup plus d'argent. Le dropshipping arrivait en France. La personne qui l'y a lancé — le directeur marketing qui avait créé la formation au dropshipping à l'époque, avec le numéro un français du secteur — est venue me voir. Elle me proposait de mettre 10 000 euros sur la table en publicité Facebook. J'aurais très largement gagné plus de 500 000 euros. J'ai dit non.

Parce que je n'avais pas envie de travailler pour quelqu'un qui ne méritait pas de gagner cet argent. Ma partenaire ne travaillait pas assez et considérait qu'elle devait gagner davantage. Je ne voulais pas accepter qu'elle gagne plus qu'elle ne méritait, et je ne voulais pas devenir son esclave. Si on gagne de l'argent, c'est qu'on le mérite.

Alors j'ai tout laissé tomber et je suis reparti de zéro, seul, dans mon coin. J'ai renoncé au confort d'être riche pour continuer par mon propre chemin. Je n'ai pas besoin qu'on vienne me dire qui je suis. Je sais ce que j'ai fait, et je dors bien. Une élève J'ai une élève qui a fait 10 000 euros en 10 mois. 1 000 euros par mois, 10 mois consécutifs. Elle y consacrait 15 minutes par jour. Moins d'1 heure et demie par semaine. Et le plus beau n'est pas là. Elle s'est reconvertie dans un métier qu'elle croyait détester : le commercial. En le faisant, elle a compris que ce n'était pas de la vente, c'était de l'humain. Elle s'y est reconvertie pour de bon. Et elle a passé beaucoup plus de temps avec sa petite fille.

Ce que j'en retiens La différence entre les suiveurs et les leaders, c'est qu'un suiveur qu'on fait tomber ne se relève pas, et qu'un leader qu'on fait tomber remonte tout. C'est ce que j'ai fait. Et c'est ma fierté. « Ce qu'un homme vaut ne se mesure pas à ce qu'il gagne, mais à ce qu'il refuse. » On ne sait pas ce qu'on aime tant qu'on ne l'a pas fait.

Et parfois, le métier qu'on rejette est exactement celui qui nous correspond — on rejetait l'image qu'on en avait, pas le métier.

La morale

Un leader ne vaut pas ce qu'il gagne, mais ce qu'il refuse et ce qu'il reconstruit après la chute.

Chapitre V

RESTER SIMPLE

BD chapitre 5

Aujourd'hui, je suis heureux de balayer chez moi. Quand je balayais un entrepôt entier, avec de gros balais, ça me prenait une demi-heure à trois quarts d'heure. Chez moi, avec un petit balai, ça prend 7 minutes. Ce n'est rien. C'est de là que vient mon échelle.

De ces journées de 10 à 11 heures chez mes grands-parents, où je démarrais quand le soleil se levait et je m'arrêtais quand il se couchait. Des vignes, des bêtes, des cages à nettoyer et du fumier à ramasser.

Et mon éthique sur l'argent vient du même endroit : je la tiens de mes grands-parents paysans. Mon dicton, celui qui me résume : « On peut monter au plus haut dans la vie, il faut savoir rester simple et vrai. » Et ne pas courir vers un futur qu'on n'attrapera jamais, au détriment du moment présent. Il y a une image qui dit la même chose autrement. L'adrénaline, c'est le vent : elle arrive, elle nous soulève, et elle repart. La stabilité, c'est le sol. Et personne ne construit une maison dans le vent.

Dix mille pas Pendant plusieurs semaines, j'ai consacré 1 à 2 heures par jour à travailler en marchant, en atteignant régulièrement 10 000 pas. Mes outils : mon téléphone et ma voix. Pas mon ordinateur. Relire un document, dicter une correction, répondre à un message, préparer un e-mail, réfléchir à une décision. Le résultat : plus léger, moins de temps devant l'écran, plus de plaisir, plus productif.

Et surtout, des projets bloqués depuis longtemps qui ont recommencé à avancer. Je fais la même chose avec la lecture : je marche avec un livre, je dicte les passages importants, puis j'en fais extraire l'idée, pourquoi elle compte, son application personnelle et professionnelle, et l'action concrète. J'ai longtemps eu du mal à lire beaucoup de livres. Pas par désintérêt : parce qu'une seule phrase pouvait déclencher chez moi un très grand nombre de réflexions.

Ma conclusion est donc l'inverse de la mode : pas 50 livres par an, mais 10 à 20 minutes par jour, souligner, revenir, appliquer. Une seule idée réellement comprise et appliquée produit plus de résultats que 100 idées rapidement oubliées. Le mot que je me suis écrit à moi-même et que je relis : « Long Walks. You will benefit your body and soul. » Et c'est « soul » que je retiens. Protéger son âme. Être en paix. Le fond est ancien. Chrono-nutrition depuis 25 ans. 15 minutes d'exercices quotidiens depuis 28 ans. 10 ans de boxe française, qui m'ont appris la concentration, la précision et la détermination. Et 9 sports pratiqués en club : aïkido, football, piscine, handball, échecs, ping-pong, salsa, boxe anglaise, viet vo dao.

Ce que j'en retiens Les travaux durs m'ont donné une échelle de valeur qui me rend heureux du quotidien. Et mon respect pour ceux qu'on ne voit pas ne repose pas sur un discours : il repose sur le fait d'avoir travaillé à côté d'eux. « Je règle ma méthode de travail sur mon corps, et pas l'inverse. Et ce qui tient, ce ne sont pas les grandes décisions : ce sont les routines qu'on garde pendant 25 ans. »

La morale

Les travaux durs donnent une échelle intérieure qui rend heureux du simple, et ce sont les routines qui tiennent.

À 14 ans, j'ai appris dans une haie de 50 mètres qu'il existe une forme de patience qu'on n'apprend qu'au milieu de quelque chose de trop long. À 30 ans, j'ai compris que le problème n'était pas les autres, mais moi qui restais dans un endroit qui ne me correspondait pas.

Au sommet de mon marché, j'ai découvert que le vrai résultat ne se lit pas sur un compte en banque, mais sur ce que les gens qu'on a formés font de leur vie. Quand tout s'est écroulé, j'ai découvert qu'un leader qu'on fait tomber remonte tout — et que ce qu'un homme vaut se mesure à ce qu'il refuse.

Et aujourd'hui, je suis heureux de balayer chez moi en 7 minutes. Ce n'est rien, 7 minutes. Mais il faut avoir balayé des entrepôts entiers pendant trois quarts d'heure pour le savoir. On peut monter au plus haut dans la vie. Il faut savoir rester simple, et vrai.

Mon histoire en images

Bande dessinée complète — Vincent Tamisier

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